samedi 2 juin 2012

Chapitre 10 : Vouloir renaître de ses cendres

POV de Bella

Aujourd'hui je dois voir le psy. C'est l'infirmière, Charlotte, qui me l'a dit cette nuit quand je l'ai appelé pour lui demandé un somnifère.
Je ne sais pas vraiment ce que je vais lui, alors je pense que le mieux c'est que je laisse parler(N/B de l'auteur : C'est ce que j'ai lorsque j'ai été obligé de voir un psy i ans). Enfin je verrais bien. Je ne sais pas quand la séance a lieu mais une chose est sûre c'est que je ne suis pas pressée d'y être.
Je passe donc le début de matinée à me forcer à penser à autre chose qu'Edward et cette foutue séance. C'est alors que je me tourne vers la table de nuit et remarque qu'il y a un papier qui n'était pas là hier. Je m'imagine déjà que c'est ce Mike qui m'a écrit mais je me fige lorsque, quand je le prend, je vois l'écriture fine d'Edward.
Bella ma Princesse,

J'aurai dû depuis le début avoir le courage de t'avouer les sentiments que j'ai pour toi. Je me rends bien compte qu'aujourd'hui c'est trop tard, je t'ai fait beaucoup trop de mal. Et crois moi quand je te dis que je suis vraiment désolé. Un pardon n'efface pas tout mais je pense qu'il peut aider à avancer. Et c'est ce dont j'ai besoin. J'ai besoin que tu pardonnes le monstre que je suis devenu. Même si je sais que tu ne veux pas. Mais crois moi quand je te dis que je t'aime énormément, que je ne vois pas ma vie sans toi, et que je suis le pire des abrutis de ne jamais t'avoir dit que j'étais, que je suis toujours, amoureux de toi.
Par cette lettre je veux te faire part de ma décision de partir. Je ne sais pas où je vais mais je pars. Je ne peux pas rester ici en me souvenant de tout ce que l'on a vécu toi et moi. Je sais que toi aussi tu veux partir et je ne te demanderai pas de réfléchir à ce que tu fais parce que je sais moi même ce que c'est de souffrir en pensant aux souvenirs et en vivant avec au quotidien.
J'aimerai te dire tellement de choses que mon cerveau s'embrouille tout seul. Je veux juste te dire que je regrette énormément ce que je t'ai fait. Et j'ai compris que l'adieu que je t'ai dit t'ai fait autant de mal. Quand tu me l'as dit à ton tour j'ai cru que j'allais étouffer, mon coeur a explosé. Mais je ne t'en veux pas. Je sais que je dois payer le mal que je t'ai fait. Putain si tu savais comme je m'en veux.
Bella je veux te dire que je ne t'oublierais jamais et que ces cinq années passées avec toi, en étant seulement ton meilleur ami ont été les plus belles de toute ma vie. J'ai appris à vivre au jour le jour comme toi. J'ai appris tellement de choses. Merci pour tout ce que tu m'as apporté.

Je t'aime, malgré tout et pour toujours.

Ton P'tit Prince, E.

Et voilà, je suis encore en larmes. Ses mots me touchent plus qu'il ne le faudrait. Je veux le détester encore plus que je ne le déteste maintenant mais je ne peux pas. Je ne veux pas, mais je suis tellement naïve qu'il arrive encore à m'embobiner avec tous ses jolis petits mots. Il croit peut-être que ce qu'il sait ce que je ressens mais il ne se doute pas du quart de la souffrance que j'éprouve.
J'ai envie de déchirer cette lettre et au moment où je m'apprête à le faire, le psy fait son entrée. Je cache alors la lettre sous mon coussin et attends.
- Bonjour Isabella.
- Bella. Bonjour.
- Alors Bella, vous savez ou du moins vous vous doutez du pourquoi de ma présence ici.
- Oui.
- Et pourquoi ?
- Parce que j'ai fait une tentative de suicide.
- C'est exact. Est-ce que vous vous sentez prête à revenir sur les raisons qui vous ont poussés à faire ce geste ?
- Que je le sois ou non il faudra que j'y passe d'une manière ou d'une autre, alors autant le faire rapidement.
- Il ne faut surtout pas que vous preniez cette séance pour une punition ou quelque chose comme ça sinon le travail que l'on fera ne servira à rien. Alors est-ce que vous êtes vraiment prête ?
- Oui.
- Bien. Alors racontez moi un peu votre vie. Je ne veux pas que vous me disiez des choses dont vous n'avez pas envie d'accord ? Je veux juste en apprendre un peu plus sur vous.
- Sauf que je n'ai pas envie de parler de moi. Vous avez mon dossier alors vous savez très bien ce qu'est ma vie. En revanche vous êtes ici pour parler de ma tentative de suicide alors on va en parler. Si j'ai voulu le faire c'est parce que je me suis fait prendre pour une imbécile par la personne que j'aimais le plus au monde, mon meilleur ami.
- Vous dites que vous l'aimiez ce qui veut dire qu'aujourd'hui vous ne l'aimez plus ?
- Si, bien sûr que si. On ne peut pas effacé cinq ans d'amour comme ça, en claquant des doigts.
- C'est vrai. Parlez moi un peu de la façon dont vous vous êtes rencontré tous les deux.
- Je ne veux pas parler de lui. Je ne veux rien dire sur avant. On va seulement parler du pourquoi je suis ici d'accord ?
- Bien. Alors dites moi pourquoi en êtes-vous arriver à ce geste. Il me semble que vous êtes entourée alors pourquoi avoir penser au suicide plutôt que de penser à discuter avec vos amis sur ce que vous ressentiez ?
- Parce que tous mes amis sont également les amis d'Edward. Et même si ils ne lui parle plus depuis qu'il ne me parle plus à moi, ils restent quand même des personnes qui le connaissent. Et puis mes amis ne savent pas le lien qui nous unissait, ils ne l'ont d'ailleurs jamais compris.
- Et vous ? Comment définissez-vous ce lien entre vous ?
- Je ne sais pas vraiment. Ce que je sais c'est que j'aurai pu mourir pour lui et je pensais que c'était réciproque. Mais j'ai été naïve de le croire.
- Pensez-vous que la naïveté à avoir avec votre geste ?
- Avec mon geste je ne sais pas mais ce que je sais c'est que la naïveté m'a fait voir une facette d'Edward qui n'était en rien sa véritable personnalité.
- Et quelle est sa véritable personnalité d'après vous ?
- Je pense que c'est une personne égoïste, nombriliste, arrogante et persuasive.
- Donc si je comprends bien cette personne n'a aucune qualité ?
- Il en avait. Ou du moins le Edward que je connaissais en avait des tonnes mais celui qui m'a rejeté n'en a aucune.
- Revenons en aux causes de votre tentative de suicide. Donc si je résume vous l'avez fait parce que vous ne pouviez plus vivre avec la douleur que vous ressentiez par rapport à son rejet, c'est bien ça ?
- Oui.
- Dans ce cas pourquoi ne pas le voir pour s'expliquer ?
- Parce que vous croyez que c'est aussi simple vous ?
- Non je me doute bien que ce n'est pas une situation facile mais comprenez également que je cherche à savoir pourquoi.
- Je vais vous dire moi pourquoi. Je ne supporte pas le bonheur que je vois autour de moi, tous ces rires, ces sourires. Pourquoi est-ce que je devrais vivre entourée avec tous ces gens heureux alors que je sais que je ne serais plus jamais heureuse ? J'ai tenté de mettre fin à mes jours parce que le simple fait de me regarder dans la glace me dégoûte, le simple fait de voir ce que je suis m'horripile. Je me dis que c'est de ma faute tout ce qui est arrivé alors comment voulez-vous que je continues de vivre comme ça ?
- Je comprends mais ...
- Non vous ne comprenez pas, personne ne comprend et c'est bien ça le problème. Tout le monde dit et veut que je remonte la pente mais je ne peux pas.
- Peut-être que si vous alliez voir un psychologue vous pourriez surmonter tout ça.
- Vous voyez vous non plus vous ne comprenez pas. Ce n'est pas comme un souvenir que l'on peut effacer, ni une simple connaissance que l'on peut oublier. Edward était toute ma vie, c'était lui mon bonheur, alors comment vivre quand vous n'avez plus de bonheur ? Voilà pourquoi j'ai voulu mettre fin à mes jours, voilà pourquoi l'envie de mourir m'a poussé à faire ce geste. La seule chose que je regrette c'est de ne pas avoir été jusqu'au bout. Alors maintenant je vais vous dire, je vais partir loin d'ici. Je vais m'en aller aussi loin que mes finances me le permettent et je vais recommencer une nouvelle vie. Bella Swan la naïve est définitivement morte et enterrée. Maintenant j'aimerais que vous me laissiez tranquille, j'ai besoin de me reposer.
- Bien. Je ferai part de mon bilan au médecin qui vous suit. Bonne journée.
- Merci, vous aussi.

Ce psy m'a mit en colère. Pour qui se prend-il à savoir ce que je dois faire ou non ? Je sais que mon geste n'est pas très réfléchi mais personne ne sait ce que je ressens. J'en ai vraiment marre de toutes ces personnes qui croient mieux que moi ce que je dois faire. Voilà pourquoi il faut que je parte. Je vais faire de nouvelles rencontres qui ne sauront rien de ma vie d'avant et donc personne ne pourra juger mon geste.

POV d'Edward

Cela fait déjà quelques heures que je suis sur la route. Je me passe en boucle tous les CD's que j'ai pu récupérer dans la chambre de Bella que l'on écoutait lorsque nous étions ensemble. Ce sont surtout des compiles que je lui avait faites. De toute façon elle ne remarquera même pas leur absence puisqu'elle n'emmènera rien qui ait appartenu à notre passé commun.
En partant de l'hôpital je suis allé directement chez elle pour prendre toutes les lettres qu'elle m'a écrite et deux tops que je lui avait offert. L'un était bleu avec une princesse rose dessus et l'autre était jaune pâle avec Blanche-Neige et le Prince. Je tenais énormément à ces vêtements parce que je les lui avait offert pour le premier anniversaire de notre amitié. Et les avoir avec moi me rappelé encore plus ce que j'avais perdu.
Ensuite j'étais allé chez mes parents où j'avais récupérer suffisamment de fringues pour ne pas avoir à faire du shopping tout de suite. En tenant compte du fait que je ne savais pas encore où j'allais et que je ne m'arrêterai quand je jugerai que la distance est assez conséquente, je ne voulais pas faire des arrêts inutiles pour du shopping.
Comme mes parents n'étaient pas là j'avais laissé un mot. Un simple mot où était écrit seulement : Je pars loin d'ici, je vous téléphonerai. Je vous aime. Edward. Je n'avais pas vraiment eu le courage de les affronter. J'avais fais pareil pour Emmett et les autres. J'avais aussi déposé une lettre à l'hôpital pour Bella. L'infirmière m'avait dit d'attendre l'heure des visites mais je savais que ce n'était pas une bonne idée. Bella m'avait dit qu'elle ne voulait plus de moi dans sa vie, donc elle ne souhaitait plus me revoir. Ce qui, au fond de moi, me rassurait car je n'aurai pas été capable de lui dire adieu une seconde fois.

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