Edward,
Voilà déjà six ans que je suis partie loin de
toi. Six ans que j'ai cru mettre fin à mon calvaire mais il s'est avéré que ça
n'a servi à rien. J'ai eu la bétise de croire que je pourrais définitivement
t'oublier. Je l'ai voulu tellement fort que ça n'a pas fonctionner.
J'ai beaucoup voyagé, j'ai rencontré des personnes extras, je me suis fiancée avec un homme génial. Tu me manques mais j'ai réussi à passer au dessus de cette douleur. Ca m'a prit du temps, je ne sais pas si je suis vraiment guérie mais une chose est sûre c'est que tu ne fais plus partie de ma vie.
J'ai beaucoup voyagé, j'ai rencontré des personnes extras, je me suis fiancée avec un homme génial. Tu me manques mais j'ai réussi à passer au dessus de cette douleur. Ca m'a prit du temps, je ne sais pas si je suis vraiment guérie mais une chose est sûre c'est que tu ne fais plus partie de ma vie.
J'ai longtemps eu l'impression qu'un jour tu
m'aurais cherché et que tu aurais finit par me trouver. Plusieurs fois j'ai cru
t'avoir vu au détour d'une rue dans une ville nouvelle. Alors dès que je te
voyais je partais. J'allais toujours plus loin parce que ton souvenir me faisait
peur. J'avais peur que tu puisses encore me faire souffrir.
Durant mon long voyage j'ai appris énormément
de choses. Et la première c'est que l'on peut toujours accorder son pardon. On
peut pardonner pour ne plus souffrir et avancer mais on peut aussi pardonner
pour donner une seconde chance. Je ne sais pas si je suis prête à te l'accorder
mais j'y travaille sérieusement.
J'ai rencontré une femme, Sue, qui elle aussi a
subit une trahison. C'est elle qui m'a parlé du pardon. Elle m'a dit son
histoire et je lui ai dit la notre. Je n'ai épargné aucun détail et je t'avoues
que de m'ouvrir à cette femme sans réellement la connaître m'a fait du bien. Je
te dirai bien ce qu'elle a pensé de toi mais c'est inutile. En tout cas elle m'a
permis de grandir. J'ai passé pratiquement deux ans avec elle et je ne le
regrette pas. Aujourd'hui je peux affirmer que je ne suis plus cette petite
naïve Bella que tu as tant fait souffrir. Je suis une nouvelle personne qui
n'accorde plus sa confiance aussi facilement.
Certes on se connaissait depuis 5 ans mais je
t'ai donné trop facilement tout de moi alors que je n'aurai pas du. Regarde où
cela nous a mené. J'ai voulu mourir, je suis partie, j'ai abandonné des
personnes qui comptaient énormément pour moi. J'ai tourné le dos à tout pour ne
plus souffrir. D'accord je ne me suis pas fait beaucoup d'amis mais je garde
dans mon coeur toutes les rencontres que j'ai pu faire comme Leah, Sam,
Paul, Jared, Quil, Embry, Emily, Kim, Angela, Ben, Sue et bien sûr Ryan *.
Toutes ces personnes ne sont pas conscientes de ce qu'elles ont fait pour moi.
Grâce à elles j'ai vraiment grandi. Je ne suis plus la petite SWAN. Je suis plus
grande et plus forte.
Si je t'écris cette lettre aujourd'hui c'est
pour tirer un trait définitif sur ce qu'a été notre amitié et la fin de
celle-ci. Comme je te l'ai dit plus haut, je vais me marier, avoir ma propre
famille, j'ai de nouveaux amis. J'ai refait ma vie loin de toi et des autres et
je ne m'en porte pas plus mal. J'avais promis à Rosalie que je reviendrais et
que je lui donnerais des nouvelles souvent mais je n'en ai plus la force. Tout
ça c'est derrière moi, comme toi.
Saches tout de même que j'ai été heureuse
d'avoir ton amitié, même si elle était fausse. Au moins j'aurais appris beaucoup
de choses grâce à toi.
Je ne sais pas si tu as fait ta vie avec la
fille avec qui tu étais mais sache que je te souhaite tout le bonheur du monde.
Je t'en veux énormément mais il me reste quand même un minimum de jugeotte pour
vouloir que tu sois heureux.
Cette fois c'est un Adieu définitif que je
t'écris.
Bella.
Bella.
Je referme l'enveloppe, inscris l'adresse de ses parents, la timbre et la pose sur le bureau. Je la posterai demain en allant au travail.
Déjà six ans que je suis partie loin de tout et pourtant la fissure de mon coeur est toujours présente.
Ryan est présent et m'aide à remonter la pente comme il peut et malgré tout il y est arrivé.
- Bella, chérie, tu fais quoi là-haut ? Mes parents nous attendent pour manger.
- J'arrive, donne moi deux minutes mon coeur s'il te plait.
- Ok, je vais faire chauffer la voiture.
Aujourd'hui je vis avec Ryan, un homme charmant de 28 ans que j'ai rencontré grâce à Sue. On habite au Canada mais bientôt nous serons de retour aux Etats Unis, plus exactement à Boston, dans le Massachusetts. Une chose est sûr c'est que je ne risque pas de croiser Edward puisque c'est à l'opposé de Seattle.
Il faut que je me dépêche pour rejoindre Ryan. J'enfile à la hâte un gilet gris par dessus mon haut noir et mes petites ballerines noires aussi. Je descends les escaliers le plus vite que je peux sans louper, bien sûr, trois marche mais par chance j'arrive à me rattraper in extremis. Je file à la porte et la ferme à clés. Je n'ai pas pris la peine de chercher mon sac à main, je sais très bien que mon homme le prend toujours quand je suis en retard. Chose qui arrive beaucoup plus souvent qu'avant.
Je monte dans la voiture, m'attache, me tourne vers Ryan, lui dépose un baiser léger sur les lèvres puis m'assoies correctement sur mon siège.
- C'est bon je suis prête, on peut y aller.
- Et bien c'est pas trop tôt !
- HEY ! Pour une fois on va seulement être en retard de cinq minutes si on part maintenant.
- Pour une fois.
Il me taquine mais je sais que cela ne le dérange pas que l'on soit en retard. Plus il peut retarder le déjeuner avec ses parents, mieux il se porte.
On se met enfin en route pour le super repas du dimanche chez beau-papa et belle-maman. Je les aime beaucoup mais ils sont vraiment envahissants. C'est d'ailleurs pour ça que l'on déménage. Enfin pas seulement mais ça y joue quand même beaucoup.
- Qu'est ce que tu faisais là-haut ?
- Oh ! Trois fois rien, j'écrivais une lettre.
- A qui ?
- Personne.
- On n'écrit pas de lettre à personne mon amour. Dis moi juste si je la connais cette personne.
- Non tu ne l'a connais pas et puis ce n'est pas plus mal.
- Pourquoi ?
- Ryan ça a un rapport avec mon passé alors je ne veux pas en parler s'il te plait.
- Ok ok mais un jour j'aimerais vraiment que tu me racontes ce qu'il s'est passé à Seattle.
- Oui promis mais pas maintenant alors que l'on va manger chez tes parents.
- Oui tu as raison, je t'aime.
- Je t'aime aussi.
Le silence se fait dans la voiture et je regarde le paysage passé derrière la fenêtre. Je sens que Ryan ne va pas s'arrêter maintenant. Il a attendu pendant quatre ans que je lui raconte, il est peut-être temps de répondre à ses questions. Surtout que Seattle est loin derrière moi.
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