samedi 2 juin 2012

Chapitre 2 : Ne plus le vouloir

Edward,

Hier j'ai dit que je ne t'écrirais plus mais je ne peux pas, c'est plus fort que moi. Je me dis que ça me fait du bien d'avoir écrit ça mais en fait je souffre encore plus.
J'ai du mal à réaliser que je fais une croix sur toi.
Pourtant il y a deux, trois mois de ça tout allait bien encore entre nous. Mais voilà, il a fallut que tu te trouves une copine pour que je ne sois plus qu'en arrière plan.
Je crois que l'une des choses qui me plaisait dans notre amitié, c'est que je comptais plus que n'importe qui. Mais ce n'est pas cette partie qui faisait que tu étais mon meilleur ami, non. Tu étais tellement adorable, tellement toi. Celui que j'avais rencontré grâce à des amis en commun. Celui qui ne pouvait pas ne pas avoir de mes nouvelles tous les jours.
Maintenant que j'y pense tout a changé quand je t'ai dit que j'allais déménagé avec Alice pour mes études. C'est vrai qu'on devait se mettre en collocation mais j'avais besoin de m'éloigner un peu. Je ne pensais pas que tu oserais dire que ça faisait de moi une égoïste.
Il y a encore deux ans, j'étais la seule femme de ta vie avec ta mère. Et aujourd'hui? Je ne suis plus rien.
Pourquoi tout a changé ? Pourquoi t'as décidé de ne plus me parler du jour au lendemain ?
Je t'aimais comme mon frère, plus que quiconque. Tu m'avais dis que c'était réciproque, que je comptais pour toi, tu m'as dit "ensemble pour la vie" et pourtant, regarde où nous en sommes aujourd'hui.
J'ai mal ! Tu étais une part de moi, de cette fille que j'étais.
Sans toi mon coeur ressemble à un gouffre que rien ne peut refermé sauf toi.
C'est une douleur qui me lacère le coeur et le corps de part et d'autre.
J'aurai voulu que tu sois là, avec moi, dans les moindres moments de ma vie. Je voulais tout partagé avec toi. Était-ce trop te demander ?
Quand je vois qu'aujourd'hui ta copine compte plus que moi, ça me fout les nerfs. Tu l'a connais depuis quoi? Six mois ? Et tu veux déjà habiter avec elle ? Pfff tu me fais pitié.
Tu disais que j'étais la numéro un dans ton coeur mais je vois que cette phrase c'est comme toutes les paroles que tu as eu depuis cinq ans. Ce ne sont rien d'autre que des mensonges.
Comment as-tu pu la laisser prendre cette place qui était la mienne ? Jamais je ne t'ai fais passer après qui que ce soit, tu as toujours compté plus que n'importe qui. Même Alice passait après toi. C'était toi et rien que toi.
Oui je suis jalouse. Oui j'avoue que je suis possessive mais merde ! Pendant cinq ans il n'y avait que moi et elle, elle arrive avec ses minis-jupes, ses tops décolletés, ses faux cils et direct tu me zappes.
Mais aujourd'hui moi aussi j'ai décidé de te zapper. Je ne reviendrais pas. Tu ne fais plus parti de ma vie.
Malgré la douleur qui se répand en moi en t'écrivant ces mots, je ne peux plus reculer. De toute façon à quoi ça servirait que je retire toutes ces paroles puisque je n'existe plus pour toi.
Cette nuit j'ai encore rêvé que tu t'excusais pour le mal que tu m'as fait, que tu ne savais juste plus où tu en été et que tu veux que tout redevienne comme avant, mais malheureusement quand je me suis réveillée ce matin, tu n'étais pas là.
Cela fait déjà un un mois que je n'ai pas de tes nouvelles et je me demande si tu vas bien. Je voudrais t'envoyer toutes ces lettres mais Alice dit que c'est une mauvaise idée. Elle m'a fait promettre de ne plus m'excuser auprès de toi pour des choses que je n'ai rien fait. J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi elle ne veut pas, mais elle dit que c'est pour moi.
Elle vit avec moi depuis que tu m'as abandonné. C'est Rosalie qui lui a dit dans quel état j'étais et donc je me retrouve avec une fille qui se prend pour ma mère à longueur de journée.
Je voudrais te dire merci dans un sens parce que depuis que tu as déserté ma vie, elles et moi on est encore plus proche qu'avant. Mais je n'arrive quand même plus à sourire. Ce qui les fait désespérer.
Elles ne comprennent pas comment je peux encore vouloir te parler après ce que tu m'as fait. Mais je leur ai dit qu'elles ne pouvaient pas comprendre. Que malgré la souffrance j'avais toujours ce besoin de te parler. Alors je leur ai montré des lettres que je t'ai écrite. Rosalie et Alice trouvent ça plus que stupide et que ça ne peut pas m'aider à guérir de toi. Mais je crois que je n'en ai pas envie.
Souffrir c'est me dire que tu as vraiment fait parti de ma vie.
Souffrir c'est me dire qu'un jour j'ai rencontré une personne qui a énormément compté pour moi.

Souffrir c'est me dire que plus je n'ai rien fait pour te retenir.

A bientôt je l'espère.

Ta Princesse B.

Et voilà encore du papier utilisé pour rien. Pourquoi est ce que j'ai besoin de ça pour me soulager ? Alice dit que je devrais voir un psy pour parler de ce qui s'est passé mais je ne peux pas. Je n'ai jamais parler à qui que ce soit de ce lien qui nous unissait lui et moi.

Je prends la décision de mettre cette longue lettre dans une enveloppe avec l'adresse de ses parents. Je ne sais pas si j'aurai le courage de la poster mais en tout cas elle est prête à l'être.

Alice m'appelle :

-Bella, viens voir!
-J'arrive, deux minutes, lui répondis-je en rangeant toute preuve de mon effraction comme elle dit.

Soudain elle rentre comme une furie dans ma chambre.
-Tu étais encore en train de lui écrire ? s'écrit-elle.
-Oui et alors? répondis-je avec dédain.
-Et alors? Alors j'en ai marre, tu te renfermes sur toi même alors que lui ne se préoccupe même plus de toi!

Elle est vraiment en colère à présent. Et sa phrase fait agrandir la blessure de mon coeur.

-Je m'en moque Alice, lui dis-je ne la regardant même pas. Si tu ne comprends pas que j'en ai besoin alors tu n'as rien à faire ici à me parler. Que tu le veuilles ou non, Edward restera présent dans ma vie.

Je suis à présent dans une telle colère qu'Alice recule pour sortir de ma chambre.

-Mais Bella, tu ne peux pas rester comme ça. Tu ne peux pas continuer à souffrir pendant que Monsieur profite de la vie comme lorsque vous étiez amis. Il t'a rayé de sa vie Bee, il faut que tu l'acceptes.

Elle essaie d'être gentille dans ses mots mais pour moi ils ressemblent à des milliards de lames qui me transpercent.

-Tu ne peux pas comprendre Alice, et je pense que tu ne comprendras jamais, lui répondis-je au bord larmes. Maintenant je voudrais que tu me laisses s'il te plaît. Je n'ai plus envie de parler avec toi.

Je sais que je lui fais du mal mais elle aussi. Elle part en me jetant un dernier coup d'oeil et je vois à quel point je la fais souffrir mais ce n'est rien comparé à moi. Je sais que c'est égoïste mais personne ne peut souffrir autant que moi.

Je m'allonge sur mon lit et écoute notre musique "Âme soeur" de Jena Lee. Cette chanson me vide de toutes mes larmes et c'est épuisé que je rejoins les bras de Morphée.

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