samedi 2 juin 2012

Chapitre 8 : Aux grands maux les grands remèdes

POV de Bella
Carlisle a comprit que je ne changerai pas d'avis. Même si je n'étais pas réellement consciente quand j'ai pris ma décision, je sais que c'est la meilleure chose que je peux faire pour moi. Je ne veux plus penser aux autres comme avant. Maintenant ce sera mon bonheur avant tout. Edward m'a dit que j'étais égoïste alors je vais le devenir.
Je vais être égoïste et ne faire que ce que j'ai envie.
Cela fait déjà quelques heures que je suis arrivée mais je ne sais pas l'heure qu'il est. Je pense que c'est le soir parce qu'il n'y a que peu de personnel. Je n'ai vu qu'une seule infirmière, et deux fois. La première quand je me suis réveillée, et la deuxième c'est quand Carlisle est sorti de ma chambre. Je me sens vraiment fatiguée malgré mon coma. Je ne veux pas fermer les yeux parce que j'ai peur de retomber à nouveau dans un état où je ne peux rien faire que penser. Mais la fatigue est telle que je ne peux pas résister.
Je m'endors avec le visage d'Edward en face de moi.
POV d'Edward
Je n'ai pas eu le courage de lire toutes les lettres. Je me suis couché dans le lit de Bella et je me suis endormi avec Monsieur Boule. C'est le premier cadeau que je lui avais offert lors de notre première fête foraine à deux. J'ai entendu Alice rentrer, et monter voir la chambre de Bella. Quand elle m'a vu par terre avec les lettres, elle est repartie. J'avais envie de lui dire que je m'excusais mais à quoi bon ? De toute façon elle ne m'aurait pas écouté.
Je me réveille, et je vois la boite à chaussures ainsi que les lettres qu'il me reste à lire. Je ne prends pas de petit déjeuner, de toute façon je n'ai pas faim. Je me lance dans la lecture. Je n'ai pas réussi à respecter les dates mais qu'importe. Personne n'est là pour m'interdire de lire telle ou telle lettre.
Edward,
Les jours passent et se ressemblent. Ton absence est toujours aussi pesante. J'ai l'impression de vivre dans un cauchemar et que je vais me réveiller. Mais, lorsque je sors de mon sommeil la réalité me rattrape et me rappelle que tu n'es plus là. Je voudrais ne jamais avoir fait parti de ta vie. Mais, tu as apporté tellement à la mienne que je me demande comment je vais pouvoir vivre sans toi.
En ce moment j'ai l'impression de vivre avec un étau qui se resserre peu à peu au niveau de ma poitrine. Hier c'était un trou béant qui s'agrandissait mais aujourd'hui c'est un étau qui veut broyer mon cœur. Il est déjà en miettes alors je ne vois pas ce qu'il peut écraser de plus.
Dire que tu me manques serait un euphémisme car l'étendu de ce que je ressens est au delà du manque. C'est comme si on me privait d'oxygène, ou alors de la meilleure partie de moi même. J'ai envie de recommencer à sourire mais comment le faire quand tu n'es pas là, toi qui savait me faire rire et sourire qu'importe les circonstances.
Demain cela fera déjà un mois que tu m'as abandonné.
Un mois qu'Alice me répète jour après jour que tu ne sais pas ce que tu perds et qu'il faut que je continue de vivre. Mais c'est tellement dur. Tu étais ce que j'avais de plus cher au monde. Je n'avais rien si ce n'est ton amitié et ton soutien. J'avais besoin de toi mais tu m'as laissé. Je ne sais pas ce que tu fais en ce moment, ni avec qui tu es mais saches que malgré tout je t'aime. Je t'aime beaucoup qu'une amie. Beaucoup plus. Je ne sais pas pourquoi j'écris ces mots puisque tu ne liras jamais ces lettres. Mais, ça fait tellement de bien de pouvoir confier ce que l'on ressent.
Certes, ce n'est qu'une feuille. Mais, c'est agréable de se dire que si demain je meurs, il y a une preuve que mon amour pour toi n'aura pas été qu'un secret pour moi. Aujourd'hui je partage mon secret avec une feuille. Une feuille qui peut-être te tombera entre tes mains (ce qui entre nous m'embarrasserai énormément) mais je m'en fiche. Et puis qu'est ce que tu en a à faire hein ? Tu as ta vie maintenant, une vie avec de nouveaux amis, une copine.
Tu n'as plus besoin de moi donc tu n'as plus besoin que je sois sincère avec toi. Voilà pourquoi j'écris ces mots sur ce papier.
Un jour j'aurai le courage de t'affronter et de te dire que je te déteste. Mais aussi que je t'aime tellement que le fait de te détester me fait t'aimer encore plus. J'aimerai ne pas ressentir ça mais je pense que c'est inévitable. Comme c'est inévitable d'avouer que j'ai besoin de toi pour vivre. J'aurai vraiment voulu t'avoir dans ma vie autrement qu'en étant ton amie. Mais ce n'était qu'un rêve qui s'est perdu en même temps que moi. Un rêve parmi tant d'autre où je nous voyais ensemble.
L'envie d'un "nous" était tellement forte… Lorsque je passais mes week-ends à dormir dans tes bras, à rester enlacée pendant des heures dans le salon, à regarder des films, j'étais heureuse. A manger du pop corn ou encore lorsque l'on faisait des sorties cinéma rien que toi et moi. Et quand je revois le jour où tu m'as abandonnée et que tu m'as dit que je n'étais qu'un passe temps pour toi alors là je réalise que ce n'était que de faux espoirs.
Combien de fois on a été sur le point de s'embrasser et que j'ai tourné la tête au dernier moment !
Je comprends aujourd'hui que je tenais là les seules fois où j'aurai pu goûter tes lèvres. Finalement ce n'est pas plus mal que tu m'ais laissé tomber. Au moins maintenant je sais que je n'ai plus d'espoir. On dit " l'espoir fait vivre", mais aujourd'hui je n'en ai plus. Est ce que ça veut dire que je vais mourir ? Je ne l'espère pas. J'aimerai que tu voies ce que je suis devenue en un mois.
J'aimerai que tu voies l'étendu des dégâts que tu as causé. Pas pour voir de la pitié dans ton regard, mais pour que tu vois à quel point je tenais et tiens encore à toi. J'espère vraiment que tu es et que tu seras toujours heureux dans ta nouvelle vie. Moi je ne me contenterai de survivre.
Je t'aime
Ta Princesse B
Comment j'ai pu la laisser souffrir autant ? J'aimerais plus que tout revenir en arrière et ne pas l'abandonner. J'aimerai que jamais ne survienne ce jour où j'ai laissé des inconnus diriger ma vie.
Flash Back
Je suis chez moi avec Tanya et les autres. Cela fait déjà une semaine que je sors avec Tanya et que je laisse le mensonge s'installer entre moi et Bella. J'ai tellement peur de la perdre que je ne réponds plus à ses appels. C'est stupide mais l'éloignement d'elle me rassure et me convainc que je ne dois pas laisser Tanya s'approcher ou avoir des contacts avec Bella. Elle pourrait tellement la blesser.
Je ne sais pas trop pourquoi je sors avec Tanya. Je crois que c'est le temps que je passais avec elle et les autres qui ont fait ça. Tous étaient en couple sauf Tanya et moi. Et voilà comment on en est rendus, à être enlacés dans les bras l'un de l'autre, sur le canapé de chez mes parents. Alors que les garçons regardent le baseball, Tanya et les filles parlent shopping et maquillage. Rien qui ne m'intéresse en somme. Je me plonge alors dans mes pensées en me demandant ce que fait ma Princesse. Et comme si elle m'avait entendu je reçois un message d'elle :
Une semaine déjà que je suis sans nouvelles de toi. Dis-moi ce qu'il se passe. Ne m'abandonne pas je t'en supplie ! Je t'aime Petit Prince. Ta Princesse B.
Alors que je veux lui répondre de ne pas s'inquiéter j'entends Tanya souffler et commencer à insulter Bella. Je me lève, énervé, et vais me chercher à boire dans la cuisine. C'est là que je l'entends. Le bruit si particulier de son antiquité. Je n'avais pas prévu qu'elle vienne. Mais en même temps j'aurai dû m'y attendre. Le moteur se coupe et avant qu'elle ne sonne je vais ouvrir la porte.
- Bella ! Qu'est ce que tu fais là ? Demandais-je, surpris de la retrouver sur le pas de ma porte.
- Une semaine Edward ! Cela fait une semaine que j'attends un signe de vie de ta part ! C'est pour ça que tu ne me donnes plus de nouvelles ?Elle désigne les voitures de mes amis qui par curiosité se sont approchés de la fenêtre.
- Arrête Bella, ce n'est pas ce que tu crois. Et puis je te rappelle que tu n'es que mon amie alors tu n'as pas à me reprocher d'inviter d'autres personnes chez moi. Je m'énerve mais je ne sais pas encore que cela signe l'arrêt de notre amitié.
- QUE ton amie ? Je pensais être un peu plus qu'une simple amie Edward.
- Bien sûr que tu es ma meilleure amie mais merde ! J'ai le droit d'avoir d'autres personnes que toi dans ma vie ! Tu n'es pas la seule à être dans mon entourage ! J'ai le droit de fréquenter d'autres personnes comme toi tu sors avec quelques amis !
- Je ne dis pas le contraire Edward, mais je trouve plutôt injuste de me laisser de côté parce que tu as de nouveaux amis. Je compte si peu à tes yeux pour que tu me les présentes ? Ou peut-être que tu as honte d'être amie avec une pauvre fille comme moi ! Une pauvre fille qui n'a plus rien dans la vie à par ses amis.
- Ne dis pas n'importe quoi. Tu sais très bien que je n'ai pas honte de toi. C'est juste que pour une fois j'aimerai n'avoir que des amis pour moi, que je n'ai pas à partager. Pas comme toi.
- Comment ça pas comme moi ? Qu'est ce que tu essaies de me dire Edward ?
- Que j'en ai marre, voilà ce que j'essaye de te dire ! J'en ai marre d'être sans arrêt fliqué parce que MADEMOISELLE BELLA veut que je reste ami avec elle !
- Ce n'est pas vrai Edward et tu le sais aussi bien que moi. Je ne t'ai jamais fliqué !
- Ah bon ? Et tous ces messages et ces appels que j'ai reçu cette semaine c'est quoi alors ? Ton portable a envoyé ces messages tout seul peut-être ?
- Je me suis inquiétée c'est tout. Répondit-elle sur la défensive.
- Inquiétée ? Mais de quoi tu t'inquiètes ? Que je ne sois plus là pour t'écouter pleurnicher sur les sorties shopping qu'Alice et Rosalie ont programmés pour toi ? Dis-moi de quoi tu t'es inquiétée, je t'écoute !
- Pourquoi es-tu si méchant ? Qu'est ce que j'ai fait pour que tu me rembarres comme ça ? De plus devant tes nouveaux amis, qui soit dit en passant ne sont pas du tout discrets à regarder pas la fenêtre. Qu'est que j'ai fait pour que tu ne veuilles plus de moi ?
- Tu es tellement égoïste que tu ne vois même pas à quel point tu m'étouffes ! Tu es tellement égoïste que tu ne sais pas que tout ne tourne pas qu'autour de toi Bella.
- Je suis égoïste ? Tu penses vraiment ce que tu insinues là, Edward Cullen ?
- Oui je le pense ! et je te le répéterai autant de fois que ça sera nécessaire !
- Comment tu peux dire que je suis égoïste ?
- Comment ? Mais tout simplement en te disant que moi aussi j'ai une vie et elle ne tourne pas qu'autour de toi ! J'ai envie de sortir, et de profiter de la vie sans t'avoir toujours dans les pattes ! J'ai envie de découvrir des choses sans que tu sois là pour me dire de ne pas les faire !
- Je ne t'ai jamais interdit de faire quoi que ce soit Edward. Je sais très bien où s'arrête mon statut d'amie.
- Bah j'ai l'impression que nous n'avons pas les mêmes limites ! Parce que tu dépasses largement les miennes.
- Si je résume ce que tu me dis c'est que tu ne veux plus de moi dans ta vie c'est ça ?
- ...
- REPONDS MOI !
- Adieu Bella.
Fin Flash Back
Je n'avais pas réalisé l'impact de mes mots ce jour-là. Je n'ai pas lu la souffrance dans ses yeux, parce que j'ai été incapable de la regarder. Je m'en veux tellement.
...
POV de Bella
Voilà déjà un jour que je suis sortie du coma. Dans quelques heures, Carlisle viendra me dire quand je peux sortir. Mais il m'a prévenu que j'aurai un psy à voir donc je risque d'être dans ce lit plus longtemps que je ne le pensais. L'infirmière m'a apporté mon petit déjeuner mais je n'ai pas mangé. J'ai juste bu leur jus d'orange infect. Je lui ai demandé les heures de visites et elle m'a dit que je le saurais bien assez tôt.
Et effet quelques minutes après qu'elle soit passé récupérer le plateau, Alice est entrée accompagné d'Emmett. Je sais déjà ce qui m'attend.
- Bon sang Bella ! Tu peux me dire pourquoi t'as fait ça ? Demanda Emmet
- ...
- Serais-tu devenue muette ?
- Non je ne suis pas muette ! Je n'ai rien à ajouter.
- Très bien alors tu peux répondre à ma question.
- Je n'en ai pas envie.
- Mais je ne te demande pas si tu en as envie ou non Bella, J'EXIGE une réponse !
- ET TU VEUX QUE JE TE REPONDES QUOI EMMETT ? QUE J'AI FAIT CA PARCE QUE JE SOUFFRE TELLEMENT ? QUE LE SIMPLE FAIT DE RESPIRER ME FAIT MAL ? QUE LE SIMPLE FAIT DE VOUS VOIR TOUS HEUREUX ME FAIT MAL ? QUE LA SIMPLE PENSEE ENVERS EDWARD ME TUE PLUS QUE CE JE NE LAISSE PARAITRE ? DIS MOI QUELLE REPONSE TU PREFERES EMMETT ! DIS MOI QUE JE PREPARE LE MÊME DISCOURS AUX AUTRES. QUE VOUS SOYEZ TOUS AU COURANT DU POURQUOI J'AI FAIT CA.
- Bella ne t'énerves pas s'il te plait… On veut juste comprendre.
Alice qui jusque ici n'avait pas prononcé un mot venait de parler, d'une voix timide certes.
La voix d'Alice m'achève et j'éclate en sanglots.
- Je suis désolée si je vous ai fait du mal, ce n'était pas le but. Mais j'ai tellement mal, je souffre tellement de son absence que j'ai pensé que mourir serait la solution pour ne plus avoir mal. Je pensais que je n'aurais plus à faire semblant. J'en ai marre de faire comme si tout ne m'atteignait pas. Mais c'est trop dur. Chaque chose que je fais me ramène à un souvenir de lui. Chaque chose qui se passe me ramène à un moment où j'étais vraiment heureuse une putain de fois dans ma vie ! Je ne peux plus faire comme si je pouvais l'oublier et passer à autre chose comme vous me l'avez dit !
A ces mots, je les regardai tous deux à tour de rôle avant de continuer.
- Ce n'est pas comme une photo que l'on peut brûler, ou un sac que l'on peut jeter. Je ne peux pas, je n'arrive pas à enlever tout ce qui me ramène à lui. Je ne peux pas et je ne le veux pas.
- Mais ce n'est pas une raison pour te tuer Bella. T'as pensé à nous ? Répondit Alice en me prenant la main.
- Je pensais que vous pourriez facilement m'oublier. Après tout c'est ce qu'il …
- Comment veux-tu que l'on t'oublie ? Tu es unique. Des personnes aussi généreuses que toi on en rencontre une fois dans notre vie ! Me coupa Emmet avec une certaine conviction.
- Je ne suis pas généreuse, je suis égoïste.
- Qu'est ce qui te fait dire que tu es égoïste ? Me demanda Alice, surpise.
- Edward me l'a dit.
- Mais Edward n'est qu'un connard doublé d'un salop qui ne sait pas ce qu'il a perdu !
- Il n'empêche qu'il l'a dit.
- Bon je pense que cette conversation est menée à l'échec donc je pense qu'il faut que l'on soit plus clair. T'AS PAS INTERET A RECOMMENCER PARCE QUE SI LA PROCHAINE FOIS TU TE LOUPES JE TE JURE QUE MOI JE NE TE RATERAI PAS ! Trancha Alice d'un ton sans appel que je ne lui connaissais pas.
- Il n'y aura pas de prochaine fois puis...
- Enfin une phrase cohérente. Plaisanta Emmet.
- Puisque je vais partir.
- HEIN ? Je ne pense pas avoir bien entendu ! Répète ? Déglutit Alice.
- Tu as entendu ce que j'ai entendu Alice ? Demanda Emmet à son tour, encore plus surpris.
- Oui mais ce n'est pas ça. Hein Bella tu n'as pas dit que tu allais partir ?
- ...
- Bella rassures moi. Tu ne vas pas partir ?
- ...
- ET REPONDS PAR DES PHRASES NOM DE DIEU ! S'exclama le jeune homme visiblement de plus en plus agacé.
- Si, je vais partir. Mais je suis sûre que vous vous en doutiez alors ne faites pas les étonnés !
- Comment ça on s'en doutait ? Mais on se doutait de rien du tout oui !
- Ben tiens, je fais une tentative de suicide qui échoue et vous croyez vraiment que je vais rester avec vous ? Alors que vous allez encore plus être sur mon dos ? Non, c'est fini tout ça ! Partir reste la meilleure chose que je dois faire.
- Mais ? Et nous ? Répondirent ses deux amis en même temps.
- Vous ferez parti de mon passé. Tout comme lui.
- MON DIEU JE VAIS LE TUER ! EDWARD ANTHONY CULLEN EST UN HOMME MORT !
- Ne dis pas de bétises Emmett ! Je nous rends à tous service. C'est la seule chose de bien qu'il y à faire.
- Mais Bella ! Tu ne peux pas nous laisser ! Je veux dire, on va t'aider nous ! On va tous t'aider à remonter la pente. Tu verras je suis sûre que dans un mois ou deux tu seras une nouvelle Bella qui profitera de la vie comme avant.
- Je suis désolée Lily, mais c'est terminé. Si je vous dis au revoir maintenant c'est mieux pour tout le monde.
- C'est mieux seulement pour toi Bella, pas pour tous le monde.
- J'AI BESOIN DE PARTIR VOUS POUVEZ COMPRENDRE CA ? VOS VISAGES ME RAMENENT AUX SOUVENIRS OU ON ETAIT TOUS ENSEMBLE. VOS RIRES ME RAPPELLENT LES MIENS ET LES SIENS MELANGES ! Vous, comme lui, appartenez à mon passé maintenant. Et si je veux L'oublier il faut que je parte. Je ne peux pas rester ici.
- Mais ...
- Laissez-moi s'il vous plait. J'ai envie d'être seule.
- Mais ...
- DEHORS J'AI DIT !
- Ok, on t'aime Bella.
Et voilà comment tout se termine. Voilà comment tirer un trait sur des années d'amitié. Mais c'est mieux pour tout le monde. Au moins je ne souffrirais plus. Enfin je l'espère.
Je sens la fatigue arriver et je sais que ça ne sert à rien que je lutte. Cette première confrontation m'a énormément épuisée. Mais malgré tout, j'appelle une infirmière. Il me reste une dernière chose à faire pour pouvoir tourner la page EDWARD CULLEN.
Quelques minutes plus tard elle m'apporte une feuille et un stylo. Je m'installe correctement et me mets à écrire.
Se fier aux apparences
J'ai cru en toi
J'ai cru en nous
En cette amitié qu'on a construit
Et que tu as si vite détruit
Tu avais cette lueur dans les yeux
Celle qui disait qu'on serait toujours deux
J'ai fait ma vie, j'ai cru que tu en ferais parti
Mais aujourd'hui tout est fini
J'ai enfin vu la vérité
Compris la réalité
Toi et moi c'était beau
Mais toi et moi c'était trop
Je ne dis pas que tout est de ta faute
Mais j'ai mis notre amitié trop haute
Maintenant je m'en mords les doigts
Tant pis pour moi
En toi j'avais une confiance entière
En toi j'ai cru jusqu'à hier
Plus jamais je ne ferai confiance
En ne me fiant qu'aux apparences
Ces mots seront les derniers pour toi Edward. Ces mots seront les derniers que j'aurai en pensant à celui qui a été mon ami et pour qui j'aurai donné ma vie.. Tu as tiré un trait sur notre amitié, sur moi. Je ne peux plus t'en vouloir, le mal est fait désormais.
Tu ne me reverras plus, et c'est mieux ainsi pour nous tous.
Adieu Edward Anthony Cullen

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